Ce billet a été associé avec "Une potée pour faire rustique..."

Le Puits Amélie de Marie Kuhlmann explique sa présence dans la bibliothèque familiale par son sujet : cette fresque illustre les premières années des Mines de Potasse d’Alsace, où plusieurs membres de ma famille maternelle ont travaillé.

C’est donc avec curiosité et même en anticipant un peu le plaisir que je l’ai ouvert.
Je ne mentirais pas, je l’ai refermé une fois fini (très tard dans la soirée…), comme tous les livres de genre, cela se lit sans trop réfléchir.


Mais au final, j’ai été terriblement déçue. Certes, je ne m’attendais pas à une merveille d’écriture mais j’ai trouvé ça particulièrement fade et banal dans sa forme et sa construction.
Quand à l’histoire, j’ai vraiment eu du mal à y croire, entre les histoires d’amour improbables à la pelle (une, ça passe, deux, ça fait beaucoup et on en sourit, à la x-ième, gare à l’explosion de rire !), les drames très convenus et prévisibles, les personnages souvent à la limite de la caricature…

Malgré quelques rares passages intéressants sur l’exploitation minière, j’ai vraiment été dépitée par le sujet des mines de potasses. Et curieusement c’est l’histoire de la « Petite Vallée » de Soultzeren, Alsace « française » durant la Première Guerre Mondiale et des difficultés pour allemands, français et alsaciens à s’adapter aux nouvelles frontières définies par la guerre que j’ai trouvé la plus intéressante...

 Bref, pour conclure, mes lointains souvenirs me font dire qu’il fut un temps où je n’étais pas si difficile, ou plutôt que j’avais l’œil et la main pour choisir des romans un peu moins saturés en romanesque…

Et quand à s’informer sur l’Alsace et ses mines de potasse, rien ne vaut une visite !